08 juin 2010 - 16:37
Venturi passe à la moto en rachetant Voxan
Après avoir acquis Venturi, voitures françaises de prestige mais sur le déclin, Gildo Pallanca Pastor remet le couvert et s’offre Voxan, une marque de moto française remarquable mais qui n’avait jamais réussi à décoller. En deux roues comme en quatre, le but de l’entrepreneur monégasque est identique : passer à l’électrique.
Par B.Ulrich
Gildo Pallanca Pastor aime les voitures, ce n’est un secret pour personne. L’homme qui durant des années a parcouru les pistes et les circuits aux quatre coins du monde est un passionné de sport mécanique. Mais c’est aujourd’hui un entrepreneur qui compte à son actif quelques belles réussites comme la Brasserie de Monaco ou encore Venturi. Cette dernière aventure née de sa passion pour l’automobile démarre en 2001 avec le rachat de la marque qui était en train d’agoniser. Créée en France dans les années 80, la firme sort des petits bijoux de voitures de sport mais ne trouve pas son marché. En 2001, Gildo Pallanca Pastor reprend le flambeau afin d’en faire le porte-drapeau de la mobilité électrique. Ainsi naitra la Fétish, l’Eclectic ou encore la belle Volage. Le constructeur monégasque devient spécialiste de l’énergie électrique ce qui lui permet d’équiper les Berlingo de la Poste en bloc batterie griffé Venturi.
L’aventure continue cette fois ci en deux roues. Et l’histoire semble se répéter.Voxan voit le jour en 1995 avec l’ambition de devenir une marque de référence made in France. Six ans plus tard, l’entreprise née en Auvergne à côté de Clermont-Ferrand dépose le bilan au grand damne des passionnés. Gildo Pallanca Pastor y voit une opportunité, il connaît d’ailleurs la firme qui fait appel comme lui au designer Sacha Lakic. But avoué : faire bénéficier Voxan « de l’expérience et de la maîtrise des technologies de pointe de Venturi pour se démarquer des grands industriels de la moto et devenir une entreprise viable. » Mais la marque du Rocher ne compte pas laisser tomber les accros des premiers modèles, tout en dessinant son avenir : « Les magnifiques machines produites jusqu’alors resteront des « collectors », une image forte sur laquelle la marque continuera de s’appuyer pour évoluer vers la propulsion électrique. »
La conception du futur modèle électrique devrait prendre trois ans et serait alors produite dans l’unité d’assemblage du groupe Venturi à Sablé sur Sarthe.