Le 10 janvier prochain, l’une des plus prestigieuses galeries monégasques, Monaco Fine Art, fermera définitivement ses portes. Michael McKee quitte donc cet espace culturel situé Place du Casino qu’il avait inauguré en 1976 en présence de la famille princière. Trente six années d’engagement artistique passées en Principauté au service de très nombreux artistes reconnus aujourd’hui internationalement.
A l’occasion de la fermeture de Monaco Fine Art, Michael McKee a décidé de présenter un nombre important de tableaux et sculptures, dont certains n’ont pas été exposés depuis longtemps. Les prix des œuvres seront particulièrement attractifs et un pourcentage de leurs ventes sera reversé à la Fondation Prince Albert II de Monaco. Cette exposition originale sera un ultime voyage éclectique au cœur de l’art, dénotant, une dernière fois, l’audace de cette galerie monégasque. Monaco Fine Art continuera cependant son activité en organisant des expositions ponctuelles et en faisant réaliser, sur commandes, par ses artistes, tableaux et sculptures.
En juin 1976, Michael McKee, après avoir décidé de quitter ses galeries londoniennes florissantes, choisit la Principauté pour ouvrir Monaco Fine Art. Premier « occupant » de l’arcade du Sporting, suivi 6 mois après par Sotheby’s, il lança sa galerie à grand renfort de publicité en sponsorisant une équipe participant au Grand Prix de Formule 1, celle de Ronnie Peterson et Hans Stuck. Ronnie menait la course devant Niki Lauda lorsqu’il fit un tête à queue malheureux, qui lui valu de nombreux articles dans la presse, dont un au titre percutant « Not enough Fine Art, Ronnie ! ». Cette importante médiatisation providentielle donnera à la galerie monégasque une forte visibilité et ravit Michael McKee qui était venu pour la première fois en Principauté en participant à une des courses du Grand Prix de F1 de 1961.
Depuis son ouverture, Monaco Fine Art n’a cessé de se développer et d’accueillir des artistes au talent imaginatif grâce au prestige et au dynamisme de Monaco. Mais son succès et sa notoriété dans le monde de l’art sont également largement dus à une politique rigoureuse : sélectionner des œuvres de qualité et d’une authenticité irréprochable traversant ainsi sans dommage les tempêtes économiques, prenant même de la valeur au fil des années et les choisir suffisamment variées pour satisfaire tous les goûts et être accessibles financièrement au plus grand nombre.
Privé de ses murs mais pas de son âme artistique, Monaco Fine Art ne disparaîtra jamais tout à fait !
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