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Monaco Actualités

Culture
06 septembre 2010 - 16:39

Psychanalyse et art plastique se percutent à l’Entrepôt !

L’Entrepôt de Daniel Boeri part en contrée cérébrale ! Du 6 au 18 septembre les œuvres de Virginie Soubeiroux orneront les murs de la galerie située rue de Millo… Une exposition multipiste où vous pourrez découvrir deux facettes de cette jeune artiste : sombre et sous la contrainte d’un stricte cahier des charges ou libre et lumineuse !

Par N.Massa

Grande, blonde, jolie et quelques stigmates d’une vie pas si lointaine passée en terre indienne (l’écarteur d’oreille fraîchement retiré !), on sent cependant que Virginie est un peu étriquée dans ses habits de lumière pour présenter son travail à la presse ! A côté d’elle Steve Abadie-Rosier, costard classe,  l’œil légèrement souligné d’un coup de crayon noir, psychanalyste clinicien et didacticien rayonne dans son rôle d’intello bobo ! Ne vous y trompez pas, ce n’est pas un jugement que nous formulons. Non, il s’agit d’emblée de souligner l’étonnante différence entre ces deux compères qui ont décidé, un jour, de collaborer. Cette symbiose, s’expose et s’accroche sur une partie des murs de la Galerie l’Entrepôt à travers une série nommée sobrement « Rouge ». Dessein du projet : sous la houlette de Steve Abadie-Rosier expert en analyse du sujet criminel, elle va devoir se glisser dans la peau d’un criminel, stricte opposé de son « moi » profond. De là, elle devra atteindre la transcendance nécessaire pour en dégager une production plastique. Il en ressort des tableaux à la matière abondante (récurrent dans son travail) oscillant entre le rouge sang et le noir !
De l’autre côté de la pièce, Virginie a accroché son vrai visage artistique : une œuvre contemporaine lumineuse, puissante, chiadée en perpétuelle recherche de médias d’expressions différents !
Quid de l’expo ? Ce n’est qu’à titre personnel et de manière subjective que nous nous permettons d’écrire ceci : la partie « Rouge » de l’expo nécessite bien évidemment le discours de Steve Abadie-Rosier pour fonctionner pleinement ! Cependant, nous avons trouvé celui-ci un poil ambitieux et alambiqué pour être réellement accessible au public et porter les valeurs d’un travail plastique fondamentalement contemporain. N’y voyez aucun poujadisme, mais disons que sans l’intervention des deux protagonistes qui, fatalement, devront retourner à leurs occupations il est complexe de digérer rhétorique, textes, toiles. L’expérience est intéressante mais il manque ce petit brin de clarté pour adhérer et comprendre totalement le message ! De l’autre côté, il y a le véritable travail de Virginie Soubeiroux qui lui apporte un souffle clairement novateur sur la production plastique contemporaine par le travail des différentes matières. L’un dans l’autre on ressort cependant heureux d’avoir pu découvrir deux facettes d’un peintre : sous la contrainte ou totalement libre… A vous de choisir qu’elle est le vecteur qui correspond le mieux à Virginie ! Ou pas…