Jusqu’au 22 décembre la Galerie l’Entrepôt vous propose de découvrir le travail plastique de Damien Paul Gal (DPG). Plastique dans toute la quintessence du terme, l’artiste utilise comme technique de base le thermoformage, procédé complexe dont il expose les résultats chez Daniel Boeri. Un travail qui aurait pu être bien plus passionnant !
Si DPG expose à l’Entrepôt, c’est parce que l’an dernier il fût le lauréat de l’Open des artistes 2011 organisé par la galerie et Monaco-Telecom…
Le concept est pour le moins passionnant ! Collectionner des sacs plastiques du monde entier, les superposer et les retravailler par la chaleur via un décapeur thermique. Franchement novateur, dans l’air du temps avec sa petite teinte « art recyclage » l’expo Dead or Alive souffre cependant d’une touche déjà vue. Bien que le discours et la problématique soient clairement orienté stree-pop-art (packaging, conditionnement, icônes, société de consommation) on se dit que « DPG » aurait pu donner plus de profondeur à ses travaux. Mao, Obama, Lénine, Al Pacino dans Scarface, Mickey, le Christ, Batman et bien d’autres se retrouvent ici et là apposés dans plusieurs couches de plastique façon patchwork comme pour grimer une démarche qui pourrait parfaitement se suffire à elle-même. Entendons-nous bien ! Le reproche n’est pas aveugle, gratuit et sans fondement ! De plus, ne nous permettrions pas de descendre les œuvres de « DPG » mais simplement nous regrettons cette tendance désormais légion dans l’art à dénoncer une société consumériste à l’extrême par l’image pop. Dans une démarche à double piston (consommation / recyclage) nous trouvons que le travail perd en intensité et même parfois en intérêt. On a l’impression de se retrouver devant des œuvres lambda, inspirées par Lichtenstein, Warhol, alors que DPG pourrait être une espèce de Christo sur toile ! Alors nous sommes critiques, certes, mais c’est parce que la démarche, le concept et la technique sont infiniment plus intéressants et profonds qu’un « pop rendu » déjà vu…