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24/11/09 - 14:03
Festival de Jazz : demandez le programme !


C’est ce soir que commence le 4ème Monte-Carlo Jazz Festival ! Du swing à toutes les sauces, traditionnel, fusion, funk, bop ou manouche, durant cinq jours, que ce soit au Moods ou sous les ors de l’Opéra Garnier, les « swingophiles » vont se régaler. La programmation alternera entre valeurs sûres et artistes prometteurs, détails pour vous aider à faire votre choix.

par Benoît Ulrich

Ce mardi donc la fête commence avec une ambiance résolument exotique au Moods. Mieux encore, puisque ce sont deux concerts en un qui vous sont proposés. Avec tout d’abord Andy Narell, cet américain tombé amoureux des Caraïbes et qui a fait du steel drum (ces casseroles renversées jouées à l’aide de baguettes) son instrument de prédilection. A ses côtés, le line up affiche percus, batterie et piano. Bref, il y a de la syncope dans l’air, vous risquez d’avoir mal au mollet à la fin du set tant le rythme aura subjugué votre pied incapable de résister à la tentation de battre la mesure. Seconde partie avec le trio Esperança. Si leur carrière a commencé au Brésil, c’est après une reformation du groupe dans les années 80-90 que le groupe acquiert sa notoriété en Europe puis dans le monde avec des mélodies bossa qui caressent l’âme sans la rendre triste. Joli moment 100% vocal à déguster sans modération.

Mercredi, place à la folie manouche ! Une belle soirée à l’opéra intitulée « Manoir de mes rêves » qui rendra hommage à l’un des fondateurs du fameux Quintet du Hot Club de France, Stéphane Grapelli qui avait à ses côtés le non moins célèbre Django Reinhart. C’est Angelo Debarre qui sera le maître de cérémonie. Guitariste à la technique époustouflante il invitera à ses côtés la crème du genre avec entres autres le violoniste Didier Lockwood ou encore Thomas Dutronc qui a contribué à la résurrection du genre auprès du grand public.

Jeudi, deux trio au programme, un même esprit pour deux résultats différents. En première partie, les Danois d’Ibrahim Electric distilleront leur son vintage, orgue Hammond à l’appui, pour des mélodies entrainantes ponctuées par de nombreux clins d’œil. Réjouissant ! Place ensuite à PSP. Pas de jeux vidéos à prévoir mais trois brutes, musiciens de studio énormes, qui lorsqu’ils se retrouvent font parler la poudre. Virtuoses sans être démonstratifs, ces trois gaillards vont en mettrons plein les mirettes. A titre informel, sur leur CV apparaît des noms tels que Jeff Beck, Al Jarreau, les Who, Eric Clapton et beaucoup d’autres !! Au final, une fusion qui baladera leurs talents aux quatre coins du jazz.


McCoy Tyner, une légende du jazz en Principauté.
McCoy Tyner, une légende du jazz en Principauté.
Vendredi, autre soirée hommage à l’opéra. John Coltrane, monstre sacré, qui a su bousculer tous les codes du jazz, saxophoniste en quête perpétuelle aura marqué la musique de son époque. Deux de ses pianistes joueront sur la scène de la Salle Garnier. Steve Khun, dont la collaboration avec le maître fut brève mais fructueuse. Puis McCoy Tyner, qui fait partie de ces derniers musiciens de légende du jazz. Pendant les années soixante, avec The John Coltrane quartet, il est entré dans l’histoire de la musique. Rien de moins. Et la suite de sa carrière n’a pas démenti son génie, son goût de la recherche et de la rencontre. Un évènement en Principauté !

Samedi, pour conclure en beauté, un festival dans le festival. En première partie, la jeune Esperenza Spandling. Un jazz vocal élégant, féminin et subtil. Bon sur la partie de basse, elle aura une petite pression à gérer puisque c’est le grands Marcus Miller qui prend la suite du set. Celui que l’on avait entendu l’an dernier au côté de l’OPMC revient en quintet pour donner sa version de Tutu, album archi connu de Miles Davis sur lequel le bassiste avait grandement contribué. Une sorte de retour sur soi, pour une relecture introspective aux côtés de musiciens hors pair. Mais en guise de bouquet final, Sylvain Luc viendra en guest se frotter au jazz-rock du roi du slap. Relativement peu connu du grand public, ses contributions aux côtés de stars de la variété (la liste est trop longue) ainsi qu'en compagnie des plus grands noms du jazz (la liste est trop longue bis) en font une référence, un super bon de la guitare capable de tout jouer. Les connaisseurs apprécieront. Les autres aussi !

Sachez enfin que l’Atrium du Casino accueillera comme pour chaque édition une expo photo réalisée cette fois avec les clichés d’Adriano. Des portraits en noir et Blancs qui siéent si bien aux ambiances bleutés. Autre plus de ce festival, encore des concerts ! Trois soirées durant, les 25, 26 et 28 novembre, le Poogie Bell Bad balancera son funk terriblement efficace au Moods. Plus qu’un plus, c’est un à moment de pure énergie auquel vous êtes conviés.
Bref le festival de Jazz de Monte-Carlo décolle dès ce soir, et on n’est pas prêt d’atterrir !

Infos et réservations :
Par Téléphone : (00377) 98.06.36.36 de 10h à 19h
Par Internet : www.montecarloresort.com







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