Une quarantaine de salariés de MTN CIS ont décidé de cesser le travail vendredi après-midi. Cette société de télécoms installée à Fontvieille est sur le point d’être rachetée par l’opérateur historique belge Belgacom. Pas forcement une bonne nouvelle car la pérennité de l’entreprise monégasque n’est pas assurée. Loin de là. Détails.
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une quarantaine de salariés ont défilé dans les rues de Fontvieile
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C’est la troisième fois que les salariés de MTN CIS de Fontvieille se mettent en grève. Car avec le temps, leur futur se fait plus obscur. Le 30 novembre, la société devrait être cédée à Belgacom et il n’est pas sûr que le site monégasque rentre dans les plans de l’opérateur belge. A l’origine, il y avait Mediterranean Network, jeune pousse de service télécoms monégasque, fondée il y a 15 ans. La société est ensuite cédée à MTN, un groupe international de téléphonie mobile. Mais il y a deux ans, après quelques tergiversations, la société basée en Afrique de Sud se déclare cédante. Depuis, les salariés du site monégasque, qui traite pour des opérateurs les appels téléphoniques internationaux, sont dans le flou. Une première grève a lieu au mois d’octobre 2008, puis une autre en mai 2009. Mais rien ne se dessine de précis pour le futur des employés. Finalement, c’est au mois de juin de cette année que l’annonce de la vente à Belgacom est faite. Ni rassurante ni éclairante : « Au départ, la direction nous a promis 18 mois d’activité, puis 12 pour tomber à 6 ! précise Jean Morand, délégué du personnel « Du coup on a posé la question à Belgacom qui ne nous a offert aucune garantie quant à la pérennité de notre activité ». L’opérateur possède en effet une activité similaire à Bruxelles qui emploie 1000 personnes ! Si des postes sont proposés, se pourrait donc être dans la capitale Belge. Pas de quoi enthousiasmer les foules. « De toute façon, on sait qu’il y aura des licenciements. On voudrait savoir ce qu’il en est. La direction nous laisse dans l’incertitude. Ce que nous souhaitons, c’est une rencontre tripartite, avec la présence de représentants du personnel ». Car MTN et Belgacom travaillent déjà ensemble. Les deux opérateurs s’étaient déjà entendus sur le partage du trafic d’appel en Afrique, d’ailleurs la société MTN va rentrer dans le capital du groupe belge à hauteur de 20%. Ce qui apparaît donc, c’est une petite société monégasque, mangée pas de trop gros opérateurs pour qui une entreprise de cinquante personnes n’est pas calibrée à leurs échelles. Ce que souhaitent donc les salariés aujourd’hui, c’est y voir plus clair à deux semaines du rachat de l’entreprise, et avoir la possibilité de partir dignement. C’est la moindre des choses.