Oubliés les studios de France Inter, le Fou du roi s’offre les dorures de la salle Garnier. Rien que ça ! Et les invités sont à la hauteur du lieu, le Prince Albert et la Princesse Caroline étaient au micro de l’émission présentée par l’ami des têtes couronnées : le distingué Stéphane Bern. Nous étions dans le public, description du programme vu de l'autre côté des ondes…
Le Fou du roi a fait résonner ses grelots sous les dorures de l’Opéra de Monte-Carlo ! Ce matin, Stéphane Bern et ses chroniqueurs étaient en Principauté, histoire d’annoncer comme il se doit l’ouverture prochaine des festivités organisées en l’honneur du centenaire des Ballets Russes. Il est 10h30, quelques minutes avant le coup d’envoi, le public s’impatiente. Les gens se bousculent devant les portes dorées. Pourquoi tant d’agitation ? Parce que l’émission diffusée en direct de la salle Garnier a pour invités le Prince Albert et la Princesse Caroline de Hanovre. Les portes s’ouvrent, le flot s’avance vers les fauteuils en velours rouge. Détail inhabituel pour ce programme : une partie des places est réservée aux officiels. Il est 11h50, les portes se referment et les rideaux sont tirés. A quelques minutes du direct, on sent que la pression monte. Les chroniqueurs, journalistes et humoristes sont installés : Joëlle Goron, François Reyneart et Julia Vernes comparent leurs notes. Ben et Daniel Morin : les humoristes relisent leurs textes. C’est alors que Stéphane Bern fait son entrée sous les applaudissements. Il s’adresse au public et fait une mise au point : « Nous sommes une émission de divertissement. Il ne faut pas vous laisser impressionner par les dorures et nos invités. Il faudra réagir ! » Il semble tendu. Petite précision : le public a été convié sur invitations. L’émission va pouvoir débuter, le Prince Albert apparaît sur scène : la salle se lève et applaudit. Sa sœur, la Princesse de Hanovre le succède.
La musique retenti, il est 11h05 : l’heure du Fou du Roi ! Très vite, les questions s’enchaînent. Le Prince parle culture, extension en mer, Fête Nationale, écologie et même de l’épisode malheureux de la « main » de Thierry Henry, lors du match France-Irlande. Sa réponse est claire : « Il fallait rejouer le match ». C’est dit, le public semble ravi. Sur l’implication de l’Etat dans le monde culturel, le Prince précise que 5% du budget est alloué aux actions culturelles. Les réactions fusent : « Frédéric Mittérrand vient de faire une attaque en entendant ce chiffre », balance l’un des humoristes ! C’est l’heure de la chronique de Daniel Morin. Celle-ci débute au moment où le Prince quitte le plateau. Les applaudissements éclatent. Faussement crédule sur cette effusion de joie, l’humoriste lance : « Oh oui, applaudissez-moi ! ». Daniel Morin raconte l’arrivée de l’équipe en terre niçoise puis Monégasque. Stéphane Bern bien connu pour son amour des familles Royales et Princières en prend pour son grade : « Stéphane a mis dans sa valise sa perruque poudrée et sa queue de pie », « Il rêve d’acquérir l’asile politique à Monaco ». La Principauté a ensuite droit aux clichés, mais ça, on s’y attendait! Malgré tout, le public rit aux éclats et la Princesse fait de même. L’émission suit son cours, la parole est donnée au directeur et chorégraphe des Ballets de Monte-Carlo, Jean-Christophe Maillot. Il présente l’histoire des Ballets Russes et de la danse dans son ensemble. Les questions fusent, mais les piques se font discrètes. Aucuns faux pas en direction de la famille Princière. Marie-Claude Beaud, directrice du NMNM fait ensuite son entrée, accompagnée par Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo. Ils rappellent que la célébration du centenaire est globale : expositions culturelles, danse, opéra… Les humoristes se succèdent : Ben lit sa lettre d’amour à l’intention de la Princesse Caroline. Régis Mailhot lui balance autours d’un thème bien connu, résumé par l’une de ses répliques : « Comme l’a dit un grand philosophe de couleur Jaques Séguéla : A Monaco, à 5 ans, si t’as pas une Rolex au poignet, c’est que t’as raté ta vie ! » Sur les planches de l’Opéra Garnier les chroniqueurs semblent quelques peu impressionnés, mais les rires sont nombreux face aux micros et hors antenne ! Pour tous ceux qui ont raté l’émission, rassurez-vous, elle se télécharge sur le site de France Inter, rubrique « Le Fou du roi ».
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